La perspicacité, la patience, le temps et la persévérance 11/11/08
Réflexions 22:42
Même avec un bonne méthode, progresser concrètement n’est jamais une chose acquise. S’entraîner fort et beaucoup n’est pas non plus une assurance de succès.
Il faut d’abord une bonne dose de perspicacité pour pouvoir s’approprier les éléments proposés dans la méthode. Nous ne sommes pas des robots et l’application d’une méthode, aussi bonne soit-elle, comme une sorte de mécanique universelle, ne sera jamais suffisante pour progresser vers un niveau supérieur. Il faut donc s’entraîner avec perspicacité.

la pratique du zhan zhuang (ritsu-zen) en forêt
Il faut également s’armer d’une douce patience. Rien ne peut forcer un changement qualitatif de l’être dans sa globalité. Notre corps possède son propre rythme d’acceptation de certains changements profonds. L’esprit également ne comprends certaines choses qu’à des moments bien particuliers de haute disponibilité.
Le temps joue donc ici un rôle déterminent. Cet élément élastique s’allonge aussi bien qu’il se rétréci lors de l’expérience de la pratique personnelle. Ce n’est pas la notion de passage du temps qui assure la progression, c’est la capacité de le chevaucher efficacement dans ses caprices d’extension et de compression via notre perception.
Il faut donc finalement une grande persévérance pour maintenir le changement constant qui est la marque dune progression efficace et profitable tant pour notre budô que dans chaque aspect de notre vie.



